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mardi 14 juin 2011

Le Tapis Volant #27 est de sortie

Comme tous les mois depuis près de trois ans, retrouvez votre journal étudiant, le Tapis Volant, sur tous les campus rouennais ! Ce numéro 27 est, à titre personnel, un peu particulier. Mes dernières collaborations, en tant que membre de l'équipe rédactionnelle du mensuel, y sont publiées. Trois magnifiques années s'y sont écoulées, à faire découvrir les logiciels libres et les podcasts, relayer et commenter l'info high tech, partager ma passion pour le patrimoine rouennais et havrais. Sans regrets, je quitte le navire, passant la main à une nouvelle équipe de rédacteurs passionnés qui, je n'en doute pas, sauront renouveler et faire vivre la désormais traditionnelle "geek page 23" !


Un grand merci à toute la rédaction pour ces agréables moments et les nombreux petits clins d'œuil qui parsèment ce numéro d'été. Les amis, vous me faites chaud au cœur...

Bon Vent De la rédac !

Notre ami et membre de l’équipe des fondateurs du Tapis Volant, Gwilh, tire sa révérence après trois ans de chroniques geekesques et le lancement du patrimoine rouennais, puis havrais. Un plaisir ! La doyenne des rubriques du Tapis Volant, l’informatique, voit son rédacteur terminer ses études, et donc son aventure avec le journal. En 27 numéros, vous avez découvert que Google faisait beaucoup de choses, que l’avenir de la radio est dans le podcast, que les bretons savent aussi geeker et que le jeu vidéo se décline aussi en libre. Trois ans de découvertes techniques, d’univers particuliers et d’innovations de demain, en exclu dans le Tapis Volant.

Bon vent, comme dirait Georges Pernoud, et bienvenue dans le club des Alumni de Fac-here !

Toute la rédaction t’adresse un énorme merci pour ton implication, sans arrêt, pour animer et dynamiser ces chroniques utiles et agréables, et à très vite pour quelques bières en terrasses ! Ces rubriques seront de retour à la rentrée avec de nouveaux visages. Le recrutement est ouvert, il n’est pas nécessaire de supporter Guingamp pour cela, même si... c’est un plus, pas vrai Gwilh ?

Retrouvez le Tapis Volant en papier sur le campus, en consultation sur Issuu et sur Fac-Here, le forum des tous les étudiants rouennais !

lundi 29 décembre 2008

Tapis Volant #3 : Deux pour le prix d' un !

Ce mois-ci ce ne sont pas un mais deux articles que je vous propose. Le premier fait partie de ma rubrique traditionnelle, Informatique et Logiciels Libres, et présente 3 logiciels libres de traitement de texte indispensable pour tout étudiant qui se respecte. Le second est une brêve que j' ai rédigée rapidement après le bouclage de ce numéro de Décembre, sur la venue de l' équipe de Ben et les mange-disques du Mouv' à Rouen. Bonne lecture !

Les bons plans de la bureautique Libre.

Ce mois-ci nous allons rentrer dans le vif du sujet : les logiciels indispensables pour tout étudiant qui se respecte. Des logiciels libres, performants, multi-plateformes et surtout... gratuits ! De plus en plus d’étudiants prennent leur cours directement sur leur ordinateur, ou les retapent au propre chez eux. Microsoft à d' ailleurs fait un geste pour les étudiants, en baissant considérablement le prix de sa suite Office, mais il faut quand même débourser 75 € pour pouvoir l'utiliser pleinement. Pourquoi donc dépenser ses économies alors que d’autres logiciels tout aussi performants font la même chose, voire mieux ?

OpenOffice.org 3

La suite bureautique la plus connue du monde du Libre est sans aucun doute celle développée par Sun Microsystems, OpenOffice. Extrêmement complète, elle nous propose un traitement de texte (Writer), un tableur (Calc), un logiciel de présentation (Impress), un logiciel de dessin vectoriel (Draw), un éditeur de page web et enfin un module de création et de gestion de bases de données (Base). Writer est l’équivalent de Word, Calc de Excel, Impress de Powerpoint... OpenOffice emploie son propre format de document, mais là où ça devient intéressant, c’est qu’elle permet aussi de consulter et modifier les documents sous formats Microsoft (Word, Excel, Powerpoint...), ce qui permet donc à tout utilisateur d'OpenOffice de pouvoir travailler avec des documents d'utilisateurs de Microsoft Office 2007 et antérieurs.
Ce qu'on aime dans OpenOffice est sa facilité d' utilisation, la possibilité de convertir un document en PDF simplement, son mode de saisie intuitive, son correcteur orthographique performant, les possibilités de présentations avec Impress... Depuis la version 3, OpenOffice intègre aussi un gestionnaire de greffons, un peu comme ce qui se fait avec l' explorateur web Firefox : ces greffons permettent de rajouter d' autres fonctionnalités à OpenOffice, comme la possibilité de modifier les documents PDF, ajouter du contenu Wikipédia directement dans un document... De plus ce gestionnaire de greffons met automatiquement à jour ces extensions.

AbiWord

AbiWord est un petit traitement de texte sans prétention. Moins performant qu'OpenOffice Writer, il permet néanmoins de créer des pages web, gérant le XHTML et le CSS. AbiWord permet également d'importer les documents Word, dispose d'un bon correcteur orthographique. Le petit plus est sa manière de présenter le choix des polices de caractères par un aperçu rapide dans une bulle distincte. L'intérêt d'AbiWord réside surtout dans sa légèreté, qui lui permet d'être démarré très rapidement, même sur un ordinateur disposant d'une faible configuration. De quoi redonner une nouvelle jeunesse à vos vieux coucous !


Scribus

Scribus est un logiciel de Publication Assistée par Ordinateur (PAO), à l'image de Microsoft Publisher ou QuarkXPress. Si vous voulez créer un journal pour votre association ou pour la fac, le convertir en PDF interactif et qu'en plus il soit exploitable par votre imprimeur, prêt à être flashé, ne cherchez pas plus loin, Scribus est fait pour vous.
Scribus permet en outre de lire les documents aux divers formats propriétaires d' Adobe Photoshop, ainsi que des documents OpenOffice Writer et Draw. Son utilisation est ultra simple : il suffit de positionner des blocs sur une page, ayant chacun une fonction différente (texte, image, photo...). Ces blocs sont facilement modifiables, la mise en page peut être affinée bloc à bloc au centième de millimètre près ! Vous pouvez en plus concevoir des modèles de maquettes facilement reproductibles. Scribus vous obéit au doigt et à l'œil.

Ça Mouv' à Rouen

Le 13 Octobre dernier apparaissait sur la bande FM rouennaise la fréquence musicale jeune de Radio France : le Mouv', sur le 95.8. Histoire de marquer le coup, Ben, l' animateur de la tranche 17h-20h, est venu au Vicomté le 19 novembre nous présenter ses manges-disques et ses buzzers. Au programme : émission en direct et en public, 3 heures d' antennes pour présenter la vie étudiante et la scène rouennaise à la France entière. De nombreux artistes made in Rouen sont venus interpréter quelques uns de leurs titres, parmi eux La Maison Tellier, qui a fait une reprise magistrale de Killing In The Name Of de Rage Against The Machine, également Maarten, Darko Fitzgerald, qui nous ont gratifiés de sons mélodiques et posés, et enfin Steeple Remove. Le reporter du Mouv' Philippe Randé était venu faire des repérages dans la ville au cents clochers une semaine auparavant, ainsi a-t-il pu nous offrir des chroniques de qualité concernant le 106, la future salle de spectacle dédiée à la scène rouennaise, ainsi que sur le groupe phare de la région, j' ai nommé les excellentissimes Tahiti 80, qui cartonnent partout dans le monde et qui continuent d' enregistrer leurs albums ici, à Rouen.
On peut dire que Ben et son équipe ont mis l' ambiance au Vicomté, une quarantaine de personne sont venus applaudir les prestations en direct des artistes. Entre news et blind test, l' actu et le son rouennais a été passé au crible, dépoussiérant l' image que Rouen se traîne depuis des années dans le reste de l' hexagone, à savoir une ville étudiante morte. L' arrivée du Mouv' à Rouen est une bonne chose pour la scène rouennaise, le potentiel est désormais là pour la vectoriser auprès du plus large publique. L' émission s' est terminée à 20 heures, laissant la place à Max et sa box, Ben et son équipe repartant pour les studios toulousains du Mouv'. Mais, promis, ils reviendront l' an prochain.


En bonus track, une petite vidéos retraçont cette fin d' après-midi au Vicomté...(Vidéo de DominoTV)





dimanche 27 juillet 2008

Juillet en deux actus


C'est très tard en ce mois de juillet que je reprends le clavier pour écrire une nouvelle note sur ce blog. Juste par manque de temps. Surement par manque d' inspiration. Pourtant, deux sujets d' actualité chaude m' ont bien occupé ces derniers temps, sans pour autant qu' il y est nécessairement matière a en disserter pendant trois heures. La première touche à une manifestation purement rouennaise, ils' agit de l' Armada 2008, de son succès et de ses tribulations. La deuxième est interressante pour le devenir de la langue bretonne, il s' agit de la réforme constitutionnelle votée en Congrès à Versailles il y a 6 jours. En voici les détails commentés.


Armada : vent en poupe mais destination incertaine.

5 juillet 2008. Voici une date que beaucoup de rouennais attendaient avec impatience. Le début de l' Armada, la plus grande concentration au monde de grands voiliers et de bateaux de guerre. C'est la cinquième édition, et ça se passe toujours à Rouen. Les quais se transforment, la ville se transforme. Un véritable esprit marin, un esprit de fête, s' empare de la traquilité de la capitale Normande. La dernière édition, celle de 2004, avait attiré plusieurs centaines de milliers de personnes, et bien sur, le record est à battre cette année. L' évenement fut magnifique de bout en bout, si ce n' est que la pluie à jouer plus d' une fois les troubles fête, sans pour autant la gâcher. Pourtant, l' ombre de l' incertitude plane sur l' Armada. Elle provient de l' Hotel de ville de Rouen. La nouvelle maire, Valérie Fourneyron, fraichement élue, n' en était pas à son coup d' essai. Le mois précédent, elle avait defrayé la chronique, en annonçant que la médiathèque en construction dans le quartier Grammont allait être abandonnée et détruite. Des millions d' euros jetés par les fenêtres, des années d' études réduites à néant... Juste pour détruire un projet porté par " l' autre camp " du conseil municipal anciennement à la tête de la ville. Et bien, voici que cette chère madame Fourneyron s' attaque à la plus grande fierté des rouennais : l' Armada, seule manifestation de renommée mondiale de la région. Pour elle, cette édition 2008 devait être la dernière : trop coûteuse, l' Armada ruine la ville... sic... Certes, l' Armada, organisée tout les 5 ans par l' association "Armada de la Liberté", est un investissement certains pour la ville. Mais à côté de ça, il faut surtout voir les retombées sur l' économie locale, sans oublier la dynamique culturelle qu' elle engendre. Sauf que pour le coup, cette annonce n' est pas passée inapperçue. Laurent Fabius, chef de file de la gauche locale, grand ami de madame Fourneyron, s' est empressé d' assurer, lors d' une soirée privée sur le navire "Atlantis", que cette édition ne serait pas la dernière. Revers pour le maire de Rouen. Pour couronner le tout, Patrick Herr, instigateur originel de l' Armada, a annoncé qu' il se retirait de l' organisation de l' édition de 2013. Ces deux raisons ont poussé Valérie Fourneyron a être nettement moins catégorique. C'est donc un espoir qui éclaircit le ciel sombre de l' avenir de l' Armada. Les chiffres de l' édition 2008 sont tombés cette semaine, les hotels, auberges et restaurant ont affiché un taux de remplissage de 95% sur la période 5-14 juillet. Les visiteurs étaient encore plus nombreux que la fois précédente. L' Armada continue de monter en puissance.

Voir aussi "Tapis Volant #24 : À la découverte de Rouen... Les Armadas"

Le Brezhoneg dans la Constitution. Bientôt respecté ?

Mardi 22 juillet avait lieu, au château de Versailles, le Congrès qui a dû statuer sur l' avenir du projet de modification constitutionnelle relatif à la modernisation des institutions. Ce qui surtout interessant ici est l' introduction d' un article 75-1 qui dispose que "Les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France". L' ajout d' un tel article avait pourtant suscité un mois plus tôt une véritable polémique dans les milieux parlementaires. En effet, l' ajout à l' article 1 de l' intitulé ci-dessus avait provoqué une véritable levée de boucliers... "Vous vous rendez compte ! C' est une véritable regression pour la langue française !" avait declaré l' Académie Française, reprise en coeur par le jacobinisme des médias parisiens... Et bien cet article 75-1 est désormais ici, que celà leur plaise ou non. Le tout est maintenant de savoir si une telle règle de droit à juste une portée déclarative, ou une réelle force obligatoire. Et là c'est pas gagné. Je pense surtout que cette phrase anodine, conotée de passéisme et de colonialisme, a été inséré comme pure mesure decorative, faisant pencher quelques voix de parlementaires en faveur de la révision. Y aura-t-il des crédits supplémentaires accordés à des organismes tels que l' Ofis ar brezhoneg, qui oeuvrent pour la preservation de ces "langues régionales" ? Des actions concrètes pour développer leur utilisation seront-elles facilitées ? J' en doute fortement. Le seul texte valable à l' heure actuelle est la Charte Européenne des langues minoritaires, signée par la France, mais dont la ratification a été empéchée par le Conseil Constitutionnel, sous motif d' inconstitutionnalité aux termes de l' article 2 de cette bonne vieille Constitution de 1958. Et bien, les pouvoirs publics ont toutes les cartes en main pour faire de grandes choses désormais... so, wait and see.